Les 250 ans du jardin botanique de Nancy

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En 1758, Stanislas cède au Collège de Médecine un terrain pour y aménager un jardin de plantes usuelles de France ou d’ailleurs. A cette époque, il est situé au delà de la porte Sainte-Catherine.

Le médecin Charles Bagard le met en forme avec abnégation. A l’origine, le jardin contient des bosquets ombragés, des parcelles pour les plantes et des espaces pour les fruits et légumes. Une serre pour protéger les plantes redoutant le froid est aussi élevée.Après la mort de Stanislas son fond

ateur en 1766 et en 1768 lorsque les Jésuites furent chassés du royaume, le jardin est enrichi par des plantes en provenance du jardin botanique de Pont-à-Mousson, le plus ancien jardin botanique de Lorraine.
A la fin du Consulat, le lieu devient propriété de la Ville de Nancy et prend une vocation plus botanique sous la direction du pharmacien Rémi Willemet. II y sème des graines rapportées de l’expédition d’Égypte et il le fera découvrir à l’Impératrice Joséphine de passage à Nancy.
Par la suite, des plantes notamment de l’île de la Réunion seront envoyées à Nancy en provenance des serres de la Malmaison.
C’est le chimiste Braconnot qui lui succède et 1829 marque une année de conflit entre la Ville de Nancy et le Ministère de la Guerre qui revendique le jardin en vue d’agrandir la caserne Sainte-Catherine. Mais la cour Royale tranche le litige en 1832 : Nancy conserve la jouissance de son bien.
Le Docteur Dominique Alexandre Godron doyen de la jeune Faculté des Sciences en devient d’abord le directeur adjoint en 1848 puis le directeur en 1854.
Il réaménage le jardin en créant une grande école de botanique (plantes classées par familles dans les plates-bandes bordées de buis) un petit arboretum, un jardin d’essais, et surtout il construit un groupe de serres très modernes pour l’époque (1867-1868).
Après 1870, la commission de surveillance du jardin botanique accueille Émile Gallé comme secrétaire général.
En 1927, le jardin est amputé de ses serres pour la construction de l’Institut Agricole et Colonial, puis en 1934 du jardin d’essai pour la construction du Musée de Zoologie.
Les collections tropicales se retrouvent dans les serres du Service des Parcs et Jardins situées au parc Olry.
En 1957 le jardin est remis en état et enrichi de plantes médicinales et alpines.
Devenu trop étroit, un nouveau jardin botanique voit le jour en 1975 au Montet sur la commune de Villers-les-Nancv où sont transférées une grande partie des collections.
Depuis 1993, ce jardin se nomme Dominique Alexandre Godron.
Sans rien changer au tracé historique, il a maintenant l’ambition de montrer au public des collections horticoles. C’est un lieu de pédagogie où chaque plante est étiquetée : qu’il s’agisse du fleurissement estival de la ville, de la collection thématique ou des plantes pérennes existantes.

Plan du jardin botanique dans les années 70

À propos de Jean EHRHART

Jean EHRHART secrétaire de la S.C.H.N

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